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le 12 octobre 2018AG DE CULTURE VIANDE : COMBATTRE LES IDÉES REçUES !

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A l’occasion de son Assemblée Générale* qui s’est tenue ce 9 octobre à Paris, Culture Viande a souhaité apporter sa pierre à l’édifice du combat contre les idées reçues. Véganisme, spécisme, carnivorisme, omnivorisme, … Jean-Paul Bigard, Président de Culture Viande est revenu sur les débats de société sur la viande qui marquent l’actualité. Les interrogations de la société ont bien été entendues :

« Oui pour une alimentation raisonnée, oui pour le welfare et la protection animale. Oui pour le dialogue, dès lors qu’il vise à progresser dans la réponse aux nouvelles habitudes de consommation, à couvrir de nouveaux besoins » a déclaré Jean-Paul Bigard.

« Mais non, non et non à l’activisme de combat et de terreur. Les éleveurs, dans un univers rural en voie de dépeuplement travaillent de mieux en mieux. Les bouchers sont des artistes qui font un très beau métier dans un contexte commercial en grande évolution. Tous les acteurs des filières viandes, des producteurs d’aliments aux transporteurs, soit des dizaines de milliers de salariés des entreprises agroalimentaires et de tous les réseaux de distribution… tous disent également NON au terrorisme intellectuel et de terrain qui se développe aujourd’hui ».

« Messieurs les politiques, il est urgent de restaurer l’ordre public ! » a-t-il appelé, en apportant son soutien à la FNSEA dans son appel pour la mise en place d’une Commission d’enquête parlementaire sur les associations anti-viandes.

Les équilibres rompus
Alors que tous les voyants de la consommation 2018 sont au rouge, Jean-Paul Bigard a appelé les professionnels de la filière viande à oser parler des carcasses et donc de l’équilibre matière qui en découle. La remise en cause de cet équilibre remet aussi en question l’équilibre économique des entreprises. Selon les muscles, les viandes ont des destinations différentes et leurs valorisations auprès des différentes clients n’ont rien d’uniforme. Cette question d’équilibre économique ne peut s’envisager autrement que dans sa globalité : les coûts, les prix de revient et la recherche d’un équilibre économique permanent, prenant compte notamment l’effondrement du 5ème quartier, l’inflation des transports et l’augmentation du coût de la main d’oeuvre. La situation des abattoirs reste difficile. Celle des éleveurs l’est également. Outre la préparation des prochaines négociations PAC, il leur faudra aussi encaisser la déception des Etats généraux de l’alimentation. Oui au Bio, oui au local et aux circuits courts. Mais qui va payer les coûts supplémentaires ? On nous dit qu’avec des indicateurs de coût de production, les tarifications seront simples à établir. Comme si nous manquions déjà d’indices. Il y en a des brouettes complètes disponibles et utilisables ! Quant à dire que le relèvement du seuil de revente à perte modifiera le comportement des distributeurs, ou que l’encadrement des promotions mettra fin aux prix anormalement bas… c’est totalement illusoire !

Deux débouchés sous contrainte de prix bas

L’univers agroalimentaire aussi vaste et complexe, soit-il, ne dispose finalement que de deux débouchés essentiels, qui ont en commun le principe de marché concurrentiel, où le rapport offre-demande génère le prix final :

– le marché intérieur, sous contrôle final de la grande distribution ; la guerre des prix reste l’arme de combat des distributeurs français. Et même si le modèle de la GMS est aujourd’hui en grande difficulté face à une baisse de fréquentation en hyper et supermarchés, on ne voit pas d’inflexion dans la façon de faire, ni de réponses adaptées aux nouvelles pratiques d’achat et de consommation. Nous allons donc revivre très rapidement, ces prochaines semaines, le long calvaire des négociations annuelles, alors qu’un traitement spécifique pour tout l’univers des produits frais et ultra frais, dans lesquels une forte composante de matière viande existe, imposait de sortir de l’univers PGC. Preuve s’il en est que le modèle reste à faire évoluer, pour sortir d’une situation de blocage, de dépendance, où la qualité et le professionnalisme sont des notions par trop oubliées ;

– et l’exportation plus ou moins lointaine, avec tout son arsenal d’obligations sanitaires et surtout des prix mondiaux. Un prix toujours plus bas et sans prise en compte de considérations sociétales.

Revenir aux basiques

La viande ne peut se passer des bouchers. La présence de bouchers qualifiés doit être maintenue aussi bien dans la vente au détail, qu’en grande surface. Les bouchers, sont porteurs d’un savoir-faire et font un véritable métier. Les attaques dont ils font l’objet sont inadmissibles, insoutenables, insupportables ! Ne perdons jamais de vue que les bouchers par leur contact direct avec les consommateurs sont ceux qui assure que la consommation de viande soit un plaisir.

Puisque les temps changent

Une révision de la présentation des carcasses doit être engagée. Les carcasses évoluent, tandis que la réglementation relève de quelques décennies. Aujourd’hui nous ne prélevons pas dans un premier temps certains abats comme la hampe et l’onglet, au détriment de la qualité bactériologique. Il est devenu nécessaire de revenir sur le traitement de ces carcasses.

Pour les consommateurs, il nous faut convenir de l’échec du système à étoiles qui se voulait être un repère pour la qualité. Il est parfois devenu une façon de contourner des défauts de qualité, ou une justification à des propositions tarifaires qui ne correspondent pas aux critères de qualité du produit. A l’époque de sa mise en place, certains s’étaient opposés à ce système, en particulier les bouchers. Ils avaient raison.

Dans l’adversité, les organisations doivent s’adapter elles-aussi. Culture Viande et FEDEV représentent des entreprises appartenant à un univers commun centré sur le travail de la viande. Les questions de qualité des produits, d’organisation du commerce, d’environnement, de qualité de vie de nos salariés, ainsi et surtout de faiblesse de nos marges, sont des problèmes que nous avons en commun. Nous rassembler pour promouvoir ce produit magnifique, merveilleux qu’est la viande est devenu incontournable.

 

(*) Retrouvez les vidéos des interventions de Francis Wolff, Philosophe (15min) et Mercedes Erra, Présidente de Havas (20min), ainsi
que dans notre prochain numéro, celles de l’ensemble des intervenants de l’Assemblée générale de Culture Viande.

 

 

Extrait de l’ACTU, la lettre hebdomadaire de Culture Viande n°41 du 12/10/18

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