C’est à une belle assemblée générale qu’Inaporc a convié les professionnels de la filière porcine ce 4 juillet à Paris, notamment avec une intervention remarquée du Ministre de l’agriculture et de l’alimentation, Stéphane TRAVERT qui a répondu aux propos introductifs de Guillaume Roué, Président d’Inaporc.

Sur les questions de la compétitivité, de la montée en gamme et de l’export, posées lors des tables rondes les administrateurs de Culture Viande étaient mobilisés pour donner leur éclairage :

– Emmanuel Commault (Cooperl) vice-Président de Culture Viande, répond « qu’au combat contre le dumping social s’ajoute le combat du dumping environnemental sur lesquels les allemands s’appuient allègrement, ou encore
les hollandais qui viennent d’être condamnés en cette semaine 26 pour fraude monumentale sur le lisier. La montée en gamme est une chose. Mais cela ne va pas suffire : nos concurrents européens sont également lancés dans cette segmentation. Et si nous voulons, nous les filières françaises, conserver des parts de marché, il va falloir se pencher sur nos coûts. En la matière là aussi, les distorsions de concurrence ne nous aident pas : le SMIC est chez tous nos concurrents, plus bas qu’en France. Nous n’aurons pas un alignement en Europe par le haut… et nous ne voulons pas en France d’un alignement par le bas. Il nous faut trouver des solutions : A quand, par exemple, un abaissement sectoriel des charges ? elles sont exorbitantes en France, au regard de celles de nos concurrents » ;

– Sur le sujet de la montée en gamme, Serge Clamagirand (Porc Montagne), administrateur de Culture Viande, a alerté l’assistance : « Un porc bio ne se valorise en bio que pour seulement 40% de la carcasse : la segmentation, qui est une bonne chose, n’est pas pour autant toujours la panacée. Le métier d’abatteur est de démonter les carcasses et tenter pour chacune d’entre elle, de trouver morceau par morceau des marchés preneurs comprenant chacun une diversité de clients et de concurrents, y compris espagnols, allemands, polonais, ou du reste du monde… un équilibre économique extrêmement difficile à trouver et très précaire » ;

– Thierry Meyer (Groupe Bigard), Président de la section Porcine de Culture Viande, a rappelé en tribune que les opérateurs de la viande porcine française sont performants, mais pas compétitifs à l’export, essentiellement pour des raisons de distorsions fiscales et sociales. Nous exportons, en Chine notamment, non pas des porcs, ni des carcasses, mais ce que les consommateurs français ne mangent pas et dont les consommateurs chinois raffolent : les abats, les oreilles, les tétines et les pattes ».
Parmi les temps forts de cette assemblée générale, il faut également saluer la signature d’un protocole de collaboration entre Inaporc/Interbev et la CMA (China Meat Association) représentant la filière viande en Chine, en présence de Jean-Baptiste Lemoyne, Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères.

 

Extrait de L’ACTU, la Lettre de Culture Viande n° 27 du 6 juillet 2018

Contact : François Cassignol, fcassignol@gmail.com – Tél.: 01 53 02 40 04

Besoin d'information ? Contactez-nous !

N'hésitez pas à remplir le formulaire ci-dessous pour nous contacter.

17 place des Vins de France
75 012 Paris

01 53 02 40 04

01 43 47 31 41

courrier@cultureviande.fr