Le syndicat des entreprises françaises des viandes

le 29 mars 2019Chine, Australie, Mexique : Pour EXPORTER, La France ne doit compter que sur elle-même !

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La Chine est à nouveau le principal marché moteur des orientations des prix au Marché du Porc Breton à Plérin (29) : l’épizootie de FPA décime une partie du cheptel porcin chinois …et nécessite d’importer massivement en provenance de l’UE (+25% sur les deux derniers mois). En conséquence, les cours européens du porc s’enflamment. L’exportation reste plus que jamais une composante incontournable qui influe sur l’orientation des prix du porc en France et en Europe.

Culture Viande rappelait cette réalité lors de la réunion annuelle du Comité SPS* qui s’est tenue à FranceAgriMer cette semaine, en présence de représentants de la DGAL, du Ministère de l’Agriculture, de Business France, ainsi que des professionnels des filières viandes et animales.  Culture Viande, qui représente les entreprises exportatrices de viandes françaises, a appelé les différents acteurs à se mobiliser :

–          Chine : au regard de la demande chinoise pour la viande, il est nécessaire que la filière porcine française soit en mesure de répondre. La visite d’inspection d’une délégation chinoise cet été doit permettre à la filière de se mobiliser afin de présenter un maximum de nouvelles entreprises d’abattage-découpe de viande, ainsi que des entreprises d’entrepôts frigorifiques et de congélations ;

–          Régionalisation : face à la menace qui se dessine d’une avancée de la FPA vers notre territoire, il faut intensifier les négociations engagées au niveau international avec nos principaux pays clients : Chine, Japon, Philippine, Corée pour obtenir un accord de régionalisation, ainsi que la distinction entre animaux d’élevages et faune sauvage. Pour la Chine, la visite du Président Chinois en France a constitué une réelle opportunité pour parvenir à une décision politique ;

–          Australie : les pays européens concurrents de la France sont agréés pour exporter vers l’Australie. La France ne figure toujours pas dans la liste des exportateurs vers l’Australie. Culture Viande appelle à tout mettre en œuvre pour y parvenir et ne pas compter sur les discussions au sein de la Commission européenne pour nous y aider ;

–          Mexique : plusieurs établissements français d’abattage et de transformation ont passé avec succès les inspections mexicaines et obtenu leurs agréments pour exporter vers ce pays. Mais à ce jour le marché reste fermé et achoppe sur la demande des mexicains de procéder à une inspection renforcée des carcasses. Culture Viande avait proposé un protocole de collaboration sur les chaines d’abattage avec les services d’inspection pour se conformer à cette demande, la DGAL ne l’a pas validé. Il faut rapidement se remettre autour de la table pour résoudre un problème… franco-français.  Pendant ce temps-là, les concurrents européens prennent les marchés.

 

(*) Le Comité SPS définit les priorités export de chaque secteur pour les années à venir ; il dresse un bilan détaillé du commerce extérieur des produits carnés et transformés ; il suit également les actions menées, ainsi que les évolutions des dossiers internationaux (visites d’agréments sanitaires, échanges, certifications, ouvertures et fermetures de marchés, obstacles au commerce…).

 

Extrait de L’ACTU, la lettre hebdo de Culture Viande n°13 du 29/03/19

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