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le 26 mars 2018CONJONCTURE BOVINE : COURS EN HAUSSE DES RACES LAITIERES ET EN BAISSE DES ALLAITANTES

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L’institut de l’élevage a publié, ce 12 mars, sa note de conjoncture mensuelle. Elle fait apparaitre que,depuis le début de l’année, les animaux de races allaitantes voient leurs cours baisser sous l’influence
d’une disponibilité importante, tandis que les cours des animaux de races laitières sont orientés  à la hausse. Malgré ces divergences d’orientation, globalement, le prix moyen pondéré des gros bovins entrée abattoir est légèrement plus élevé en semaine 11 (+0.8%) comparé à la même semaine de 2017.
(Données FranceAgrimer)

Concernant les jeunes bovins, après une hausse nette dans les derniers mois de 2017, les JB viande voientleur s cotations baisser depuis   l e début de l’année suivant une tendance saisonnière. Le JB U a ainsi perdu 11centimes depuis le 1er janvier et se situe à 4,04 €/kg, il reste néanmoins légèrement au-dessus du niveau 2017pour le même mois : +2%. Sur la même période, le JB R a baissé de 13 centimes pour se situer à 3,88 €/kg (+3%/2017). Cette baisse des cotations s’explique notamment par une disponibilité en ferme importante. Les effectifsde mâles de type viande de 14 à 24 mois présents en ferme au 1er février étaient en hausse par rapport à leurs
niveaux de 2017 à pareille époque (+7,6% /2017 soit +28 000 têtes).

À contrario, les effectifs de mâles laitiers apparaissent en retrait -2,7% /2017 au 1er février. Cette baisse de la disponibilité conduit à une hausse continue de la cotation du JB O qui a gagné 4 centimes depuis le 1er janvier pour atteindre en semaine 8, 3,48 €/kg (+8% /2017). Au niveau européen, les cours des JB sont globalement en baisse. Seule exception : l’Allemagne, où sous l’impact d’une forte baisse des sorties, les cotations sont reparties à la hausse. Un autre fait notable, la Pologne produit toujours plus de jeunes bovins. En 2017, ils ont représenté 56% du tonnage de viande bovine produit en
Pologne avec une augmentation de 15% par rapport à 2016. L’Idèle anticipe une poursuite de cette dynamique en 2018.

Concernant les femelles, on assiste en France à une décapitalisation continue aussi bien en races allaitantes qu’en laitières. Au 1er= février 2018, le cheptel de femelles allaitantes était en baisse de 2,5% par rapport à 2017. La décapitalisation se traduit dans les volumes d’abattage puisque sur les 2 premiers mois de l’année, Normabev enregistre une augmentation des abattages de vaches à viande de +9% /2017 ; +13% /2016. Les abattages de femelles laitières sont eux aussi en hausse sur les 2 premiers mois de l’année (+4% /2017 ; +1% /2016). Cette situation pèse sur le cours des vaches allaitantes. La vache U a ainsi perdu 6 centimes en 2 mois pour se situer à 4,26 €/kg début mars (-5% /2017 ; -4% /2016). La situation est différente pour les vaches laitières qui restent sur une tendance saisonnière haussière. La vache O a gagné 5 centimes depuis le début de l’année pour remonter à3,15 €/kg début mars (= /2017 ; +2% /2016). Cette tendance à la hausse des vaches laitières est identique dans toute l’Europe.

source Institut de l’élevage.

 

Extrait de L’ACTU, la Lettre hebdomadaire de Culture Viande n° 12, du 23 mars  2018

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