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le 28 mai 2018CONJONCTURE BOVINE : MARCHÉ ENCOMBRÉ POUR LES RACES ALLAITANTES ET REBOND DE L’IMPORT

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L’institut de l’élevage (Idele) prolonge les constats dressés au mois d’avril dans sa note de conjoncture de mai : le marché des races allaitantes est lourd, ce qui pèse sur les cours des JB comme sur celui des vaches viande. Pour les JB, cette baisse ramène les cours au niveau de 2017. Ainsi en semaine 18, les JB U étaient cotés 3,90 €/kg soit -1%/2017. Les JB R étaient à 3,74 €/kg soit un cours identique. Cette baisse depuis le début de l’année s’explique en partie par un afflux d’offres. Selon Normabev, les abattages de JB de type viande ont augmenté de 5% en avril par rapport à 2017. Les vaches viande affichent, quant à elles, des cours légèrement inférieurs à 2017 à 4,38 €/kg pour la vache U (-3% /2017) et 3,75 € pour la vache R (-3%/2017). Là encore, l’afflux d’offres explique cette tendance. Plus préoccupant, on constate une décapitalisation forte depuis le début de l’année. Après 3 années de capitalisation, le cheptel allaitant français affiche une baisse d’effectif d’environ -2,5% d’un an sur l’autre. Cette décapitalisation se ressent nettement dans les abattages, puisque sur les 4 premiers mois de l’année, les abattages de vaches viande ont atteint 272 000 têtes soit +7% /2017 et +11% /2016. Les animaux laitiers connaissent une conjoncture plus favorable.

Ailleurs en Europe, on notera à nouveau le dynamisme de la production de JB polonais. Sur les deux premiers mois de l’année, les abattages sont en augmentation de +11% en tête, soit une production de 51 000 TEC. La Pologne apparait particulièrement offensive à l’export et sa présence sur le marché français est en nette augmentation. Ainsi la note pointe le redémarrage des importations de viande vers la France depuis le début de l’année. Au 1er trimestre, la France a importé 82 000 TEC de viande bovine fraîche et congelée, soit une augmentation de +6% par rapport au 1er trimestre 2017. Plus précisément, les volumes d’import progressent en provenance d’Allemagne (+15% à 15 700 TEC) et de Pologne (+30% à 9 300 TEC). En faisant le lien avec la baisse de consommation de viande à domicile, tandis que la consommation globale apparait en progression, on conclut que l’augmentation des importations pourrait être liée à une hausse de la consommation en restauration hors foyer, secteur où la part de la viande importée reste prépondérante.

Pour Culture Viande, la reconquête du marché de la restauration apparait plus que jamais comme une priorité pour la filière française.

 

 

Extrait de L’ACTU, la lettre hebdomadaire de Culture Viande n°21 du 25/05/2018

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