Culture Viande participait ce 3 octobre, au titre de l’UECBV, au Meat Market Observatory, l’observatoire européen des marchés des viandes. Les présentations de la Commission européenne font apparaitre que la France se trouve dans une situation très analogue à la plupart des pays européens :

  • pour la période de janvier à juin 2017, les abattages de bovins sont quasiment stables (-0,2%) par rapport à 2016. Mais cette tendance cache de grosses disparités et notamment une chute des abattages de vaches de 3% au niveau européen ;
  • concernant la filière porcine, la tendance est la même avec une baisse des abattages de 1,8% en volume pour les 2 premiers trimestres de l’année. Une exception notable, l’Espagne poursuit sa progression avec une augmentation de 0,6% sur cette période.

Cette réunion a  été l’occasion de partager avec les différents pays producteurs les points de préoccupation communs aux filières viandes européennes :

  • pour la filière porcine, la propagation de la peste porcine africaine apparait comme une inquiétude majeure sur laquelle les acteurs attendent des mesures au niveau européen ;
  • concernant la filière bovine, les discussions avec le MERCOSUR ont largement animé les débats.

Mais au-delà des spécificités propres à chacune des espèces c’est la remise en cause globale de la consommation de viande qui apparait comme la préoccupation principale. S’il n’est pas aisé de faire un lien direct entre les attaques contre la viande et la baisse de consommation (celle-ci s’inscrit aussi dans un changement des modes de consommation), la plupart des pays font malgré tout le constat d’une baisse des volumes consommés. La présentation d’Eurocommerce (Fédération Européenne des distributeurs) est sur ce point sans ambiguïté :

  • en Italie, la consommation de viande fraiche a baissé de 4,8% en volume en 2016 par rapport à 2015 ;
  • en Espagne, sur les 6 premiers mois de l’année 2017 la consommation de viande a baissé de 1,5% ;
  • en France, les viandes de boucherie souffrent beaucoup (-3,9% pour la viande de porcs ; -3,1% pour la viande bovine) tandis que les produits élaborés voient leur volume de consommation augmenter ;
  • la situation apparait plus contrastée au Royaume-Uni avec une légère augmentation de la consommation de boeuf (+1,4%), tandis que la consommation de porc recule nettement (-4%) ;
  • en Allemagne, l’augmentation de la consommation de viande bovine (+2,6% en 2016 vs 2015) ne suffit pas à compenser la baisse de consommation de viande de porc (-4,3% en 2016 vs 2015) et la consommation globale de viande chute de 1,8% en volume.

Pour les filières européennes, comme en France, la question de la consommation de viande apparait donc cruciale. Fortement mobilisé sur ce sujet y compris au niveau européen, Culture Viande participait également, le même jour, à une réunion européenne sur la définition d’axes de communication communs afin de faire face aux attaques concernant le lien entre la consommation de viande et cancer.

 

Extrait de L’ACTU, la Lettre hebdomadaire de Culture Viande n°40  du 6/10/2017

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