Le syndicat des entreprises françaises des viandes

le 18 juin 2018DES OUTILS MODERNES DE VALORISATION DE LA QUALITé GUSTATIVE DES VIANDES (RUNGIS)

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« La moitié des consommateurs de viande bovine déclarent qu’ils en achèteraient davantage si sa qualité gustative était garantie ». Telle est l’information principale de l’enquête sur Les attentes des consommateurs vis-à-vis de la qualité des viandes et des informations disponibles présentée par Marie-Pierre Ellies Oury, chercheur à l’Inra et Maître de conférence à Bordeaux Sciences Agro, lors d’un séminaire* qui se tenait à Rungis ce 6 juin.

Sur le sujet d’une nouvelle prise en compte de la qualité des viandes, le système de prédiction des qualités gustatives des viandes MSA (Meat Standards Australia) était présenté par David Pethick, fondateur de la méthode MSA et Jean-François Hocquette (INRA)

[voir son intervention lors de l’AG de Culture Viande sur le sujet : ici].

Invité en table ronde, Mathieu Pecqueur Directeur général de Culture Viande a souligné que la qualité sensorielle est peu corrélée avec le classement des carcasses actuellement en vigueur en France (Classement E.U.R.O.P.).

Pour compléter ce classement, il a fait part de la mobilisation du syndicat qui a milité pour l’introduction de nouveaux critères de prise en compte de la qualité gustative des viandes – comme le taux de persillé – dans le plan de filière élaboré à Interbev pour le compte de la filière Bétail et viande : « Le système des étoiles, sensé qualifier le potentiel de tendreté des viandes, n’est pas pleinement satisfaisant. Sans conseil sur le lieu de vente, le choix d’une viande en libre-service peut tenir d’une partie de loterie. C’est pourquoi nous souhaitons la mise en place d’une grille de critères de qualité objectivables avec des outils fiables.»…ajoutant également que la qualité envisagée ici n’avait de sens que pour les piécés. Concernant les produits élaborés, l’enjeu se situe plutôt sur leur valorisation : « la valorisation des viandes hachées est certes une question d’équilibre matière, mais également une question d’équilibre économique de la filière ».

Pour le député Jean-Baptiste Moreau, « l’attente des consommateurs en termes de transparence est très forte. Il faudra trouver autre chose que les étoiles. Il nous faut mieux informer sur les modes d’élevage, les traitements sanitaires, l’alimentation, ainsi que les cahiers des charges ». Pour lui, la diminution des consommations est liée à ce « manque de transparence ». Il invite ainsi à mettre en place un outil digital, du type application sur téléphone, grâce à laquelle les consommateurs trouveront toutes les informations : « C’est comme cela que la filière pourra communiquer et porter un message positif ! ». 

 

(*) Ce séminaire sur le thème : « Les outils modernes de valorisation des viandes de caractère » était organisé par Tag My Food, « l’application pour smartphone qui fait parler les aliments ».

 

Extrait de L’ACTU, la Lettre Hebdomadaire de Culture Viande n°24 du 15/06/2018

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