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le 20 avril 2018[ETUDE] ELEVAGES BOVINS VIANDE : DES PISTES POUR ADAPTER L’OFFRE A LA DEMANDE (Idèle)

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FranceAgriMer vient de publier la synthèse d’une étude réalisée par l’Institut de l’élevage (Idèle), consacrée à l’adaptation des élevages bovins allaitants à la demande des marchés.

Alors que la consommation française décroît régulièrement, que l’efficience économique des élevages allaitants se dégrade, cette étude précise les demandes de l’aval en termes de catégories et de niveau d’engraissement des animaux. Elle vise aussi à identifier des pistes d’adaptation des modes de production pour améliorer l’adéquation entre offre et demande. Ces pistes techniques sont étudiées sur des exploitations types, afin de comparer leurs incidences en matière de charge de travail, de résultats économiques et d’impact environnemental. Selon les débouchés, le poids demandé pour les carcasses varie nettement, de 300kg pour des animaux destinés à la restauration, jusqu’à 440kg pour la boucherie traditionnelle.

L’évolution des circuits de commercialisation a donc une influence majeure. La baisse des consommations se traduit par une diminution des portions, faisant évoluer la demande vers des pièces à griller plus petites et mieux calibrées.

Plusieurs pistes d’action permettraient une adaptation de l’offre, telles l’augmentation du nombre de génisses produites (en réduisant le taux de renouvellement), la production de génisses produites (en réduisant le taux de renouvellement), la production de génisses légères (de 18 mois au lieu de 34), des vêlages plus précoces, l’utilisation de la race Angus en croisement terminal ou, à plus long terme, la sélection de gabarits plus petits. Chacune présente des intérêts et des limites, détaillés dans l’étude.

Dans tous les cas, les auteurs notent que ces évolutions ne peuvent intervenir que les signaux-prix à l’achat sont cohérents et sécurisés dans le temps : alors que l’aval demande des carcasses légères, le prix reste pour l’instant favorable aux animaux les plus lourds. La contractualisation se présente alors comme un levier pour fournir aux éleveurs signaux, outils et visibilité dans un objectif : impulser et soutenir ces adaptations pour de nouveaux itinéraires techniques.

Source : Bulletin de Veille CEP du Ministère de l’Agriculture, p 6 & 7 avril 2018 et FranceAgriMer

 

Extrait de la LETTRE de CULTURE VIANDE n°16 du 20/04/2018

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