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le 10 décembre 2019Les moteurs de la conso : l’évolution des modes de vie & la préoccupation santé (Crédoc)

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Pascale Hébel, Directrice du Pôle Consommation et Entreprise du Crédoc, dressait un état des lieux sur la consommation de viandes lors de la 6ème journée d’échange sur la filière porcine organisée par l’IFIP ce 3 décembre* : « La baisse de la consommation de viandes en France en 9 ans est de -12%*. La consommation de viande de boucherie par jour est de 46g soit 322g par semaine en 2016 (pour 406g en 2007). Celle de charcuterie baisse également (29g en 2016 v/s 35g en 2007) ».

18% des adultes ne consomment pas de charcuterie hors jambon cuit et 38% des adultes en consomment plus de 150g/semaine ; un profil de bons vivants bien représenté chez les hommes de 65 à 74 ans.

C’est essentiellement l’évolution du mode de vie qui influe sur celle des consommations :

– la population la plus âgée en France ne mange jamais de sandwich et se nourrit d’aliments traditionnels pour 16% de gastronomes et 21% de bons vivants recensés en France ;

– les plus jeunes se portent sur les aliments dits « modernes » (sandwich, sodas, pizzas, pâtes) : les 25-34 ans
(9%) présentent un profil « globalisé » (kébab, pokebowl, …), auxquels s’ajoutent les profils « pressés » des 35- 54 ans (26%).

Autre marqueur de ces évolutions : la très forte montée de la préoccupation environnementale en 2018 et 2019 (+14%).

Fait notable, les sujets traditionnels de l’environnement (habitat, énergie, transport) tendent à disparaître devant le sujet sociétal de l’époque : l’alimentation.

Les jeunes et les diplômés occupent un espace social qui débouche sur un effet de distinction.

Manger bio ou moins de viande est devenu une singularité sociétale. Une démarche individualiste, d’abord tournée sur la santé, avant même la préservation de la planète.

Ainsi, les facteurs d’inquiétude relatifs à la viande les plus cités sont : les antibiotiques, les hormones, le mode d’élevage, origine ; pour les produits industriels : conservateurs, colorants, additifs, composition.

Les consommateurs attendent donc d’être rassurés à court terme sur quatre axes : – la proximité (local, made in France), – la transparence (information sur l’origine), – le fait soi-même, – ainsi que l’équitable (sur le mode « c‘est qui le patron ?»).

 

(*) Source : Crédoc, Enquêtes CCAF 2007 à 2016.

 

(*) Les slides de la journées IFIP : ici.

 

 

Extrait de L’ACTU, la lettre hebdo de Culture Viande n°49 du 4/12/19

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