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le 26 novembre 2018PRISON REQUISE POUR 269 LIBÉRATION ANIMALE

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Comme l’indique le journal Le Progrès dans son édition du 20 novembre, six militants antispécistes étaient poursuivis à la suite de l’occupation de l’abattoir Sicarev de Roanne le 5 février. Le parquet a requis des peines de 4 mois de prison avec sursis à 6 mois ferme.

Rappel des faits : le 5 février dernier, à 3 heures du matin, une soixantaine de militants antispécistes français, belges, suisses et hollandais profitaient de l’entrée d’un salarié de la Sicarev, pour pénétrer sur le site de l’abattoir de Roanne. Une quarantaine s’enchaînaient dans le couloir emprunté par les animaux jusqu’à la salle d’abattage, tandis qu’une quinzaine occupait le toit, où ils déployaient des banderoles de l’association 269 Libération animale. Ils étaient évacués du site l’après-midi, de 14 à 17 heures.

Six mois de prison ferme ont été́ requis, contre les responsables de l’association 269 Libération animale, la présidente Tiphaine Lagarde, ainsi que son bras droit, Ceylan Cirik, pour complicité́ par instigation, et quatre mois avec sursis à l’encontre de quatre autres militants pour violation de domicile.

La Sicarev a rappelé que c’était la sixième fois qu’une action était conduite dans un de ses abattoirs. « C’est du pur opportunisme, car il n’y a jamais eu de cas de maltraitance dénoncé́ », a souligné́ l’avocat de la société́ coopérative. Lequel réclame 38 000 € de préjudice financier pour cette journée perdue, et 50 000 € pour le préjudice d’image de son client qualifié d’assassin, avec des parallèles effectués avec la Shoah.

« Ce n’est pas cet abattoir qu’on vise, mais tous les abattoirs et toute la filière de la viande», a complété́ l’avocate de l’association Interbev, qui représente les différents métiers de la viande, également partie civile.

« La liberté́ d’expression est un pilier de notre démocratie, un élément fondamental de notre liberté́, a rappelé́ le procureur. On a le droit de penser que manger de la viande, c’est mal, mais ce qu’on reproche, c’est la manière d’exprimer ses idées ».

 

Extrait de L’ACTU, la lettre hebdomadaire de Culture Viande n°47 du 23 novembre 2018

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