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le 2 août 2019« QUE FAIRE SI L’ON EST ANTISPÉCISTE ET QUE L’ON EST ATTAQUÉ PAR DES MOUSTIQUES ? »

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A cette question, Aymeric Caron, essayiste et militant de la cause animale répond dans une vidéo qu’un moustique est avant tout : « une mère qui risque sa vie pour ses enfants en devenir. » Paul Sugy, journaliste au FigaroVox, alerte* : « Plus un jour ne se passe sans que les combattants de telle ou telle cause progressiste n’inventent de nouveaux dogmes et de nouveaux préceptes ».

Pour a. Caron, « les moustiques ont le même droit à vivre que vous et moi et que n’importe quel être vivant sur cette planète, a fortiori les animaux sensibles : ce droit à vivre concerne même les insectes, même si ces insectes ont sans doute moins de capacité à éprouver le monde que les animaux aux capacités cognitives supérieures ». Il complète cette affirmation : « en réalité, nous connaissons très peu les moustiques ». Il sous-entend donc que la question morale ainsi soulevée repose en partie sur des considérations d’ordre scientifique : plus l’on découvrirait de capacités (sensitives, cognitives…) aux animaux, et plus l’on serait tenu de les considérer.

C’est là le tort de l’antispécisme : une éthique qui se fonde sur l’état actuel de nos connaissances scientifiques dans tel ou tel domaine se fragilise d’elle-même. Qu’on pense par exemple aux mouvements antiracistes ou féministes, dont l’antispécisme se prétend l’héritier, au point que Peter Singer, son père fondateur de la cause animale auquel se réfèrent tous ses disciples. Or « il est absurde de prétendre que c’est la science qui a permis de mettre fin à l’esclavage ou aux inégalités entre les femmes et les hommes » analyse P. Sugy.

Si vous habitez à côté d’un étang ou d’un plan d’eau, pour A. Caron, une seule solution : « Vous déménagez, vous vendez votre appartement ! Eh oui, être antispéciste, cela demande parfois des sacrifices !» En somme, le véritable projet de l’antispécisme consiste à répartir le monde vivant : eux d’un côté, nous de l’autre. Par respect pour la vie sauvage, l’homme est prié de la fuir, de s’enfermer et de cesser une bonne fois pour toutes d’importuner les petites bêtes qui n’ont rien demandé. On peine à mesurer ce qu’une telle ambition a de totalitaire. Si la prédation est en voie de prohibition, les lions devront-ils à s’abstenir du rumsteak de gazelle et se raisonner à la faveur d’une salade au tofu ? Si la cruauté de la nature nous est à ce point insupportable, la nature elle-même ne devra-t-elle pas disparaître ?

Le journaliste du Figaro conclut : « L’antispécisme est donc le digne héritier d’une longue lignée d’utopies millénaristes qui rêvent  de faire advenir une forme anticipée de paradis… sur terre ».

Culture Viande souligne la pertinence de l’analyse de Paul Sugy. Les antispécistes et leurs organisations, à force de surenchère pour capter des adhérents et des financements, finissent par se tourner en dérision. Que la presse et les médias pointent ici des dérives majeures est à souligner. Que des journalistes s’écartent du traitement de ces sujets par l’émotion, en y ajoutant un peu de bon sens, constitue une des
bonnes nouvelles de la semaine.

(*) Article à lire ici.

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