Le syndicat des entreprises françaises des viandes

le 12 janvier 20162016, UNE ANNÉE POUR RETROUVER LA VOIE DE LA COMPÉTITIVITÉ !

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voeuxL’abattage-découpe de viandes de boucherie en France est, entre 2003 et 2013, « en perte de compétitivité vis-à-vis de ses sept principaux partenaires à l’importation et à l’exportation que sont l’Allemagne, la Belgique, le Danemark, l’Espagne, l’Italie, les Pays-Bas et la Pologne ».


C’est ce qui ressort d’un rapport* de l’Inspection générale des affaires sociales et du Conseil général de l’alimentation de l’agriculture et des espaces ruraux diffusé par le Ministère de l’Agriculture le 16 décembre dernier. Ainsi, à volume constant sur la période, la part de marché des exportations françaises de viandes de boucherie fraîche, réfrigérée ou congelée recule de 10% ! Pire : nos importations de viande de boucherie, essentiellement en provenance d’Allemagne et d’Espagne, ont progressé de 21 % !  Si les chiffres sur le coût horaire du travail (salaire brut et charges sociales patronales) montrent qu’en théorie la France et l’Allemagne sont au même niveau (20€/h), « toutefois, ces données ne reflètent pas la réalité car en Allemagne, Belgique et Pays-Bas, les entreprises font appel massivement à des travailleurs détachés pour lesquels, même si le salaire du pays d’accueil est respecté, les taux et les assiettes des cotisations sociales restent ceux du pays d’origine. Le différentiel du coût pour les travailleurs reste conséquent » précise le rapport.

Face à cette réalité que nous dénonçons depuis cinq ans et qui est aujourd’hui reconnue par un rapport officiel, les pouvoirs publics doivent réagir : soit le gouvernement français tape du poing sur la table à Bruxelles afin que soit revue de fond en comble la directive européenne sur les travailleurs détachés ; soit il accède à notre demande d’un allègement temporaire de 25% des charges sociales dans l’abattage-découpe : il en va de la survie de l’activité en France !

Dans le même temps, les pratiques des entreprises françaises doivent être montrées en exemple donnant ainsi tout son sens aux logos « Viandes de France ». Non seulement nous n’avons pas recours à ces pratiques détournées qui font des salariés détachés de vrais esclaves des temps modernes, mais nous avons également mis en place un label social avec les entreprises de sous-traitance, membres de Culture Viande. Car c’est aussi cela, la culture de la viande à la française : les hommes et les femmes qui préparent la viande chaque jour sont le premier capital des entreprises du secteur. Retrouver de la compétitivité sur le premier poste soumis aux plus fortes distorsions de concurrence, c’est sauver les entreprises, les savoir-faire, les métiers et les emplois… à commencer par ceux des jeunes qui, comme Mathilde viennent d’entrer dans les métiers de la viande.

 

C’est le premier des vœux que Culture Viande formulera pour 2016. Il y en aurait bien d’autres. Mais si l’on veut sauver la filière viande en France et ses emplois, il faut commencer par sauver les entreprises !

Bonne année à tous et toutes !

 

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