Le syndicat des entreprises françaises des viandes

le 14 octobre 2016AG CULTURE VIANDE : LA FILIERE VIANDES EN « MEGA-CRISE »

Accueil » Actualités » AG CULTURE VIANDE : LA FILIERE VIANDES EN « MEGA-CRISE »

Lors de l’assemblée générale de Culture Viande réunie ce 11 octobre à Paris, le président Jean-Paul Bigard a pointé les causes de la grave crise que traversent les filières animales, une « méga-crise » en réalité. Les raisons sont multiples : le système libéral implique que les prix soient connectés aux marchés internationaux, l’abandon des régulations du marché ouvre le monde aux opérateurs de tout bord, la vitesse de la circulation de l’information et des données, comme celle des déplacements des marchandises … toutes ces raisons ont fini par créer la plus imprévisible et la plus grande volatilité des prix du marché […].

A L’OCCASION DE SON ASSEMBLEE GENERALE :

CULTURE VIANDE ALERTE SUR LA « MEGA-CRISE » QUI FRAPPE LA FILIERE VIANDES

 

Lors de l’assemblée généimg_3347rale de Culture Viande réunie ce 11 octobre à Paris, le président Jean-Paul  Bigard a pointé les causes de la grave crise que traversent les filières animales, une « méga-crise » en réalité. Les raisons sont multiples : le système libéral implique que les prix soient connectés aux marchés internationaux, l’abandon des régulations du marché ouvre le monde aux opérateurs de tout bord, la vitesse de la circulation de l’information et des données, comme celle des déplacements des marchandises … toutes ces raisons ont fini par créer la plus imprévisible et la plus grande volatilité des prix du marché.
Or, pour accéder aux marchés, exporter, et espérer répondre aux appels d’offres, les entreprises doivent d’abord disposer des agréments sanitaires requis à cet accès ; elles doivent accepter de pratiquer un abattage rituel souvent demandé par leurs clients ; en définitive, le prix est encore une ultime barrière à lever : les entreprises françaises doivent disposer de prix suffisamment bien placés vis-à-vis de la concurrence. Le prix mondial apparait comme un passage obligé souvent à bas prix dans le secteur porcin ! Il place le secteur bovin dans une quasi impossibilité d’exporter. Objet de tous les conflits, le prix reste la résultante du rapport entre l’offre et la demande.

Pendant ce temps-là, les interprofessions et les pouvoirs publics jouent la surenchère : en abondant des normes plus ou moins techniques, depuis la remontées d’informations sur les pesées et classement, la dématérialisation des passeports des animaux, jusqu’à appeler une transparence des volumes et des prix pourtant connus. De leur côté, les entreprises françaises des viandes ont aussi maille à partir avec les exigences de leurs clients que sont la distribution (GMS et boucheries artisanales), la restauration et l’export : délais de livraison, taux de service, conditionnements….

Pour Culture Viande, il est urgent de reparler du produit, de sa qualité, critères déterminant le prix ainsi que les volumes vendus. Des thèmes que l’amont peine à entendre, et qu’il nous faut aborder également avec l’aval. Un vrai travail doit s’engager sur l’aspect qualitatif sur la manière de s’adresser aux consommateurs : nous avons de cesse de dire que les différentes formes de libre-service ne sont pas toujours exemplaires ; les rayons traditionnels çà-et-là de retour continueront-ils à séduire les clients demain s’ils n’y a plus le professionnalisme des bouchers pour les animer ? Peut-on attirer de nouveau ces professionnels de la boucherie, envisager des achats autrement que par appel d’offre,
réaménager les rayons ?
La filière viande est par ailleurs durement et grandement attaquée sur le volet de la protection animale. Sur ce sujet, les attentes des consommateurs sont légitimes. Mais la demande des activistes visant in fine à condamner toute consommation de viande n’est pas acceptable. Culture Viande affirme haut et fort que les approches environnementales et citoyennes sont intégrées dans l’objet même de ses métiers. Les professionnels des entreprises françaises des viandes aiment les animaux et adorent la viande en même temps ; l’un ne va pas sans l’autre.

 

Si la viande tient une place centrale dans notre alimentation, c’est tant parce qu’elle participe à l’équilibre nutritionnel, qu’au plaisir de partager un bon repas ! Les files d’attente chez le boucher et le succès des bars à viandes sont un signe ! Les professionnels de la filière seraient bien inspirés de porter un regard bienveillant sur un métier essentiel : le boucher. Présent dans différents maillon de la filière, c’est lui et lui seul le professionnel du produit car il sait reconnaître, préparer, choisir et trier la viande et assurer les consommateurs de sa qualité. « Mon boucher est un artiste » … La filière doit pouvoir se mobiliser autour d’une ambition forte : susciter des vocations pour ce beau métier !

17 place des Vins de France
75 012 Paris

01 53 02 40 04

01 43 47 31 41

courrier@cultureviande.fr

Besoin d'information ? Contactez-nous !