Le syndicat des entreprises françaises des viandes

le 15 décembre 2020Arrêt de la castration à vif : la responsabilité de la filière est engagée (Communiqué)

Accueil » Actualités » Arrêt de la castration à vif : la responsabilité de la filière est engagée (Communiqué)

Paris, le 14 décembre 20210

 

Le décompte est enclenché, il reste un an à la filière porcine française pour mettre un terme à la castration à vif des porcelets et ainsi se conformer à l’arrêté du 24 février 2020, pris, il convient de le souligner, sans concertation préalable avec les professionnels.

Culture Viande en appelle avec force à la responsabilité de chacun des maillons de la filière pour, au sein de son interprofession INAPORC, s’engager ensemble et sans retard à explorer toutes les pistes techniques, juridiques et économiques qui permettront, en accord avec les autorités sanitaires et vétérinaires, de poursuivre au 1er janvier 2022 la castration des animaux dans le cadre de la loi.

Les alternatives à la castration à vif existent. En Allemagne, dès le 1er janvier prochain, les éleveurs qui auront suivi une formation et en accord avec leurs services vétérinaires , pourront procéder à la castration des animaux sous anesthésie générale à l’isoflurane. Les pouvoirs publics allemands leurs allouent même pour cela une aide de 20 millions d’euros . Les solutions existent. Mettons les en œuvre au plus vite et laissons à chacun la liberté de choisir le mode d’élevage qui lui convient.

Sur le débat de l’orientation de la production vers le mâle entier qui alimente la guerre entre groupements et les spéculations économiques des éleveurs, soulignons que seul le marché fixe les prix, valorise les bons produits au détriment des autres et que de mémoire, les plus values générées par l’amont (production- abattage) ont toujours rapidement été captées par l’aval.

L’industrie de l’abattage-découpe, qui a pour vocation de promouvoir et de valoriser la production porcine française, se doit de proposer à ses clients transformateurs et distributeurs des viandes qui répondent à toutes les attentes et exigences des consommateurs, en France comme à l’export. Mettre aujourd’hui sur le marché, des viandes, même à risque infime, reviendrait à rompre ce pacte. Le plan qui vient d’être validé par la filière porcine, tourne le dos à cette politique de flux poussé, pour produire désormais en fonction de la demande du marché, une viande et une charcuterie saine et savoureuse. L’enjeu est bien de créer de la valeur pérenne au profit de l’ensemble de la filière et tenter d’inverser cette tendance historique de recul de la consommation depuis 5 ans (- 4%/an pour les viandes, -2,5%/an pour la charcuterie).

Les experts pointent aujourd’hui les faiblesses des viandes issues de porcs mâles entiers :
– un gras qui ne convient pas à la fabrication des salaisons sèches. Les filières porcines du Sud de la France ont pour cela unanimement signifié leur refus de s’orienter vers cette production ;

– la teneur élevée en maigre de ces viandes alors que la viande porcine est déjà considérée par le consommateur comme trop « sèche » ;

– enfin un risque d’odeur à la cuisson.

Rappelons que la pratique ancestrale de la castration précoce des porcs mâles en élevage a justement pour but d’éviter ces risques et à la fois de prévenir en élevage des comportements agressifs des animaux. Ce dernier point met à mal l’argument bien-être, avancé à tort pour la non- castration des porcs. Le bien-être animal doit se mesurer sur l’ensemble du cycle de production ; au stade de l’abattage, nous assurons avec rigueur et respect toutes les règles de la protection animale.

Sur tous ces dossiers, le positionnement de l’abattage-découpe est central et nous sommes très attentifs à la réaction de nos clients. Salaisonniers et distributeurs restent pourtant bien discrets sur un débat qui engage durablement toute une filière et où tout risque pris peut faire perdre la confiance des consommateurs français et mettre en danger nos marchés d’exportations.

Culture Viande se tient prêt à engager la concertation et le débat ; il est temps !

 

 

Contact : François Cassignol – Tél. 06 83 90 67 05

Culture Viande regroupe les entreprises françaises, du secteur de la viande bovine, ovine et porcine. Il exerce la mission de représentant et de porte-parole de ces industries et intervient comme force de propositions. Les chiffres clés de Culture Viande : 70 adhérents, 150 établissements industriels 35.000 salariés •10,5 milliards d’euros de CA • 2,8 millions de tonnes de viande bovine, porcine et ovine, 87% des abattages français de porcs, 64 % des abattages français de gros bovins, 80 % de la production nationale de viande hachée, 93 % des exportations françaises de viande bovine et porcine fraîches et congelées.

17 place des Vins de France
75 012 Paris

01 53 02 40 04

01 43 47 31 41

courrier@cultureviande.fr

Besoin d'information ? Contactez-nous !