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le 27 janvier 2017Avis Anses: LES FRANÇAIS CONSOMMENT MOINS DE VIANDE QUE LA RECOMMANDATION

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Saisie par la Direction Générale de la Santé pour « actualiser » les repères nutritionnels du Plan National Nutrition Santé (PNNS) 2012-2015, l’ANSES a publié son avis ce 23 janvier. Pour la viande cet avis s’appuie sur des données connues et confirmées. Il indique « La consommation de viandes hors volailles (telles que le bœuf, porc, agneau, etc.) devrait quant à elle ne pas dépasser 500 g par semaine. » (soit environ 70 g par jour de viande cuite). Cette recommandation est identique à celle du précédent. Culture Viande souhaite rappeler que la consommation hebdomadaire française moyenne de viandes de boucherie en France est bien inférieure à ce seuil recommandé : les Français en consomment 370 g par personne, soit l’équivalent de 3 portions par semaine en moyenne […].

 

Avis anses:

LES FRANÇAIS CONSOMMENT MOINS DE VIANDE QUE LA RECOMMANDATION

 

Saisie par la Direction Générale de la Santé pour « actualiser » les repères nutritionnels du Plan National Nutrition Santé (PNNS) 2012-2015, l’ANSES a publié son avis ce 23 janvier. Pour la viande cet avis s’appuie sur des données connues et confirmées. Il indique « La consommation de viandes hors volailles (telles que le bœuf, porc, agneau, etc.) devrait quant à elle ne pas dépasser 500 g par semaine. » (soit environ 70 g par jour de viande cuite). Cette recommandation est identique à celle du précédent. Culture Viande souhaite rappeler que la consommation hebdomadaire française moyenne de viandes de boucherie en France est bien inférieure à ce seuil recommandé : les Français en consomment 370 g par personne, soit l’équivalent de 3 portions par semaine en moyenne.

Culture Viande regrette donc la communication faite autour de la publication de cet avis. Car NON, en moyenne, il n’est pas nécessaire de diminuer la consommation de viande de boucherie des Français.

Dès lors, pourquoi les médias continuent-ils à inviter à déconsommer de la viande, alors que les niveaux de consommation sont en dessous des recommandations ? Cessons donc de tirer sur l’ambulance (i.e. l’assiette des Français) ! Ceci, d’autant plus que l’ANSES rappelle que :

– « La vitamine B12 est exclusivement synthétisée par des bactéries et est présente dans les aliments d’origine animale, liée à des protéines. Les sources végétales alimentaires sont naturellement, dépourvues de vitamine B12 biodisponible » (p22/66) : « D’après l’enquête INCA2, les principaux aliments contributeurs de vitamine B12 pour les adultes français, sont les abats (20,1 %), la viande (15,9 %), les poissons (14,4 %), le fromage (7 %) et la volaille et gibier (5 %) » ;

– « Les viandes et charcuteries constituent les principaux contributeurs aux apports de fer de la population adulte française ».  « Le fer joue un rôle essentiel dans de nombreuses fonctions biologiques : respiration (constituant de l’hémoglobine qui est impliquée dans les échanges gazeux avec le milieu extérieur), fonction musculaire (constituant de la myoglobine, forme de réserve de l’oxygène du muscle) et intervient dans l’activité d’enzymes impliquées dans de nombreux métabolismes : activité mitochondriale (transport des électrons), défense anti-radicalaire (co-facteur de la catalase et de peroxydases), synthèse d’ADN ». Attention : l’apport de viande joue un rôle essentiel car « les pertes quotidiennes en fer ne sont pas régulées par l’organisme, dès lors que les réserves sont minimes afin d’éviter « une surcharge qui serait délétère pour l’organisme (du fait de sa propriété pro-oxydante, le fer étant un métal de transition et donneur d’électron) ». (p33/66).

La lecture complète de ce rapport confirme les arguments de Culture Viande : la consommation de viande en quantité raisonnable est indispensable à un bon équilibre nutritionnel. Dire cela n’est en aucun cas la négation d’une autre vérité : il est nécessaire de consommer plus de fibres. En cela, la conclusion du rapport du Comité d’experts spécialisé « Nutrition humaine » – Groupe de travail « Equilibre entre les macronutriments Recommandations d’apport en fibres » est claire : « Il existe une réduction du risque associée à la consommation des fibres alimentaires, pour les maladies cardiovasculaires, le diabète de type 2 et les cancers du côlon-rectum et du sein. Cette réduction est observée parfois à partir de 25 g/j et de façon plus concordante pour un apport de 30 g/j. Le GT propose donc de fixer l’Apport Satisfaisant (AS) à 30 g de fibres totales alimentaires par jour » (p27/37).

La conclusion que Culture Viande tire de cet avis : pour un bon équilibre nutritionnel, il faut manger de tout dans des quantités raisonnables. Il est contreproductif de vouloir opposer un aliment à un autre et une bonne communication devrait sans cesse répéter ce principe de bon sens.

 

 

Extrait de L’ACTU, la lettre hebdomadaire de Culture Viande – n°4, du 27/01/17

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