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le 28 janvier 2019CE SONT LES JEUNES QUI CONSOMMENT LE PLUS DE VIANDE (Crédoc)

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« En France, ce sont les jeunes qui consomment le plus de viande, grâce au succès des sandwichs, kébabs, burgers et pizzas ». L’intervention de Pascale Hébel (Crédoc) tranche sur les idées reçues.

En ouverture de la séance hebdomadaire de l’Académie de l’Agriculture consacrée à la viande* ce 23 janvier, elle a également rappelé que « La baisse de la consommation de viande est structurelle depuis les années 80, soit bien avant la crise ESB ».

La conclusion** des débats par Bertrand Hervieu, sociologue ancien Président de l’Inra, tire 4 enseignements :

– la baisse structurelle de consommation est d’origine multifactorielle : elle émane des recommandations santé qui ont invité à réduire le gras, de la différenciation sociale, ou encore des évolutions culturelles complexes sur la place affective de l’animal ;

– la France n’est pas le monde : à l’échelle de la planète, la consommation de viande est en hausse : « cette production reste attendue au niveau mondial » ;

– les contestations extrêmes au regard de la consommation des viandes sont à prendre en compte comme un vrai signal : « Nous sommes bien en rupture civilisationnelle : en 2030, les actifs agricoles ne représenteront plus que 1% de la population active. La société est devenue urbaine » ;

– quant à la question de communication posée à la viande, celle-ci n’est ni une question de communication, ni propre à la viande : enseignants, médecins, etc… tous les métiers sont confrontés à une question d’incompréhension et d’attractivité. C’est alors à une question de pilotage, de management et de posture bien plus encline à l’ouverture et à la pédagogie à laquelle il faudrait s’attacher. Point important : la stratégie affichée doit être plus claire : l’agriculture à taille familiale ne tient pas si l’on vise à la fois à prendre en compte le bien-être animal et protéger l’environnement, par exemple en organisant la rotation des cultures : il va falloir changer d’échelle, de méthodes de production et dire qu’une étable de 200 vaches est plus favorable que des petits élevages. « C’est pas facile à dire, mais c’est comme ça ! ».

Crédit Photos Académie de l’Agriculture : Jeanne Grosclaude, Jean-Pierre Digard, Pascale Hébel, Claude Allo & Bertrand Hervieu.

 

(*) Vidéos : la séance (2h20) et les slides des intervenants à voir ici,

(**) la conclusion (17min): ici.

 

Extrait de L’ACTU, la lettre hebdo de Culture Viande n°4 du 25/01/19

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