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le 22 septembre 2016COMMISSION D’ENQUETE ABATTOIRS : DES PROPOSITIONS A APPROFONDIR.

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La commission d’enquête parlementaire sur les conditions d’abattage des animaux de boucherie a rendu ses propositions ce mardi 20 septembre. Aucune des propositions phares ne crée la surprise. Elles demandent cependant à être analysées et les conditions de leur éventuelle mise en oeuvre approfondies […].

 

COMMISSION D’ENQUETE ABATTOIRS :

DES PROPOSITIONS… QUI RESTENT A APPROFONDIR

La commission d’enquête parlementaire sur les conditions d’abattage des animaux de boucherie a rendu ses propositions ce mardi 20 septembre. Aucune des propositions phares ne crée la surprise. Elles demandent cependant à être analysées et les conditions de leur éventuelle mise en oeuvre approfondies :

 
– la commission propose de « Rendre obligatoire l’installation de caméras dans toutes les zones des abattoirs dans lesquelles des animaux vivants sont manipulés.» (Proposition n° 62). Si Culture Viande s’était exprimé défavorablement à la vidéosurveillance, tout comme le ministre de l’agriculture et les syndicats de salariés, les députés présentent cette proposition comme la mesure-phare de leur rapport. L’efficacité d’une telle mesure reste à démontrer ; elle ne peut en rien se substituer à la formation et au contrôle par l’homme de la bonne application des guides de bonnes pratiques. Si un tel dispositif devait être déployé, Culture Viande considère qu’une expérimentation devrait être préalablement conduite. La gestion technique et la maintenance d’un dispositif de ce type ou sa sécurisation soulèvent, par exemple, un grand nombre de questions. Enfin cette proposition ne peut faire l’impasse sur les droits des salariés et la restriction des libertés pour les salariés et pour les entreprises. Pour Culture Viande, l’avis des syndicats de salariés est un préalable ;

 
– plus surprenant, la commission propose de ne « rendre obligatoire la présence permanente d’un agent des services vétérinaires aux postes d’étourdissement et de mise à mort que dans les abattoirs de plus de 50 salariés » (Proposition n°52). Pour Culture Viande, cette restriction est un non-sens. Pourquoi restreindre cette proposition, alors que les abattoirs « de petite taille » disposent, par définition, de moins de moyens humains (internes ou vétérinaires d’Etat) pour mettre en oeuvre et contrôler les bonnes pratiques de protection animale. Cette proposition doit donc être élargie à l’ensemble des abattoirs, comme Culture Viande l’avait demandé au printemps ;

 
– le thème de l’abattage sans étourdissement a largement occupé les débats de la commission. Celle-ci propose de «modifier l’article R. 214-74 du code rural pour préciser que l’étourdissement réversible et l’étourdissement post-jugulation sont possibles en cas d’abattage rituel » (Proposition n°24). Il ne s’agit que d’une possibilité qui reste à valider par les autorités religieuses concernées ; si elles l’acceptent, les entreprises d’abattage n’auront aucune difficulté à s’adapter à cette disposition. Rappelons-le ici : la dérogation à l’étourdissement est avant tout une problématique politique et religieuse. Sur ce sujet, les entreprises d’abattage s’en tiennent au strict respect de la réglementation en vigueur.

 

Photo : M. Falorni, Président de la commission d’enquête sur les abattoirs – crédit :  rmc.bfm.com

Extrait de L’ACTU, la lettre hebdomadaire de Culture Viande n° 38, 22/9/16

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