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le 29 janvier 2016INAPORC : LA CRISE OUVERTE PAR LA FICT POUSSE LE MINISTRE A TRANCHER SUR L’ORIGINE

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INAPORC : LA CRISE OUVERTE PAR LA FICT
POUSSE LE MINISTRE A TRANCHER SUR L’ORIGINE

Dans un communiqué du 22 janvier dernier, la Fédération des Industriels de la Charcuterie-Salaison (FICT) annonce qu’elle claque la porte de l’interprofession porcine Inaporc. Ce qui peut apparaître comme un drame de la division, au moment même où les éleveurs expriment leur désarroi en occupant les axes routiers, n’est en réalité qu’une fatalité.

Les plus anciens se souviennent en effet que la FICT a lutté pendant longtemps pour s’opposer à la naissance d’une interprofession nationale dont le nom de code était à l’époque Aniporc ; c’était dans les années 80. Puis contraints et forcés par la pression des producteurs et des pouvoirs publics mais surtout par la déconfiture de leur centre technique, le CTSCCV, à la recherche d’un accord avec l’Ifip, la FICT a accepté de créer Inaporc.


La suite montrera qu’elle le fit sans jamais vraiment adhérer au projet interprofessionnel consistant à mettre en avant et à valoriser le porc français, tout occupée qu’elle était à faire ses restructurations internes opérées par des intervenants du monde entier (américains, chinois, espagnols…) et à ouvrir largement et sans contraintes un champ d’approvisionnement européen.

Que pouvons-nous penser de cette situation qui, même si elle arrive sans surprise, hypothèque gravement la représentativité d’Inaporc, critère essentiel de sa reconnaissance par les pouvoirs publics ?
L’approche de Culture Viande n’a jamais varié : l’interprofession peut être utile à la filière à la double condition qu’elle ne sorte pas de son rôle et qu’elle soit écoutée par les pouvoirs publics. A cet égard, confrontés à une fin de non-recevoir opposée par le ministre Stéphane Le Foll à toutes les demandes d’Inaporc, nous nous étions récemment interrogés sur le sens de notre engagement interprofessionnel.

Nous restons néanmoins convaincus que quelques dossiers porteurs d’enjeux sont du ressort d’une interprofession nationale :

  • l’ouverture des pays tiers et la promotion du porc français sur ces marchés lointains essentiels à notre équilibre économique,
  • la R et D, parent pauvre de nos filières viandes,
  • l’amélioration de notre compétitivité par la réduction des distorsions de concurrence intra-européennes (sociales, fiscales, etc.) et l’allégement des contraintes réglementaires en sont trois exemples.

Quant à la promotion du porc français, notamment par l’étiquetage généralisé de l’origine de la viande y compris dans les produits transformés, ce projet divise inévitablement l’interprofession en deux blocs qui n’ont pas le même intérêt.

En l’occurrence les producteurs et les opérateurs de l’abattage-découpe ont destin lié sur cette question face aux transformateurs de la charcuterie salaison qui veulent rester libres de leur approvisionnement.

Ce choix de l’étiquetage obligatoire, essentiel pour l’avenir du porc français car il déterminera le niveau de la production dans les années futures (25 millions ou 15 millions de porcs ?), ne peut donc être arbitré que par les pouvoirs publics.

Nous constatons que le ministre a fini par s’y résoudre en annonçant, dans le train de mesures en faveur de l’élevage décidé ce 26 janvier, que « le gouvernement proposera un projet de décret en Conseil d’État pour étendre l’étiquetage de l’origine aux produits transformés et le notifiera à la Commission ». Enfin !

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