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le 22 décembre 2017JEUNES BOVINS : UN MARCHÉ EUROPÉEN À L’ÉQUILIBRE, MALGRÉ LE DYNAMISME POLONAIS

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L’institut de l’élevage (Idele) a publié sa lettre de conjoncture de décembre 2017. Au niveau français, la baisse des abattages de jeunes bovins (-7% par rapport à 2016 sur les 5 semaines de novembre pour les JB viande) et le dynamisme des marché italiens et allemands en cette fin d’année conduisent à une hausse des cotations pour l’ensemble des catégories : JB U : +8% /2016 – +6% /2015 ; JB R : +9% /2016 – +7% /2015 ; JB O : +16% /2016 – +4% /2015. Au niveau européen, on doit surtout faire le constat de la place de plus en plus importante de la Pologne. Ainsi les entreprises polonaises ont abattu 718 000 taurillons sur les 9 premiers mois de l’année, soit 12% de plus qu’en 2016. Cela devrait durer car l’institut de l’élevage indique que le cheptel polonais comptait en juin 881 000 mâles de 1 à 2 ans, soit 82 000 têtes de plus qu’en 2016 (+10%). Face à cette offre, la bonne tenue de la consommation de viande bovine en Italie, de même qu’en Allemagne (mais sous l’effet d’une substitution du porc par le boeuf) permet de maintenir un marché équilibré au niveau européen.

Concernant le marché des vaches de réforme, Idele fait le constat d’une augmentation des abattages : 72 000 vaches de race à viande et 104 000 vaches laitières ont été abattues en novembre soit des augmentations respectives de +7% /2016 et +3% /2016. Cette disponibilité induit une inflexion des cotations, qui restent toutefois à des niveaux égaux ou supérieurs à 2016 : le cours de la vache R était en fin de mois de novembre à un niveau équivalent à 2016 (-1% /2016) ; les prix des vaches O et P, malgré une baisse, restent supérieurs à ceux de l’année dernière, respectivement +5% et +7% /2016.

Concernant la consommation, les périodes se suivent avec toujours les mêmes constats : baisse des achats de viande bovine piécée (sur les 4 semaines finissant le 29 octobre 2017 -8% /2016 en volume et -5% en valeur) tandis que les achats de viande élaborée progressent notamment sous l’influence du haché frais pur boeuf (+1,5 % en volume et +4,5% en valeur). Comme Culture Viande l’a défendu dans le cadre de l’élaboration du plan de filière bovine, cette tendance continue appelle à une réflexion sur l’équilibre des valorisations entre viande piécée et viande élaborée. Les entreprises françaises des viandes travaillent tous les jours pour fournir aux consommateurs des viandes hachées de grande qualité, que ce soit au niveau sanitaire ou au niveau gustatif avec notamment une segmentation très importante. Ces efforts doivent permettre de créer de la valeur.

Autre point de la lettre de conjoncture de l’Institut de l’élevage qui retient notre attention : après 10 ans de baisse quasi-ininterrompue, la consommation de viande bovine en Italie, semble repartir à la hausse. Sur les 9 premiers mois de l’année, les achats des ménages italiens ont progressé en volume (+1,7% /2016) comme en valeur (+2,0%) d’après le panel ISMEA-Nielsen. Bien sûr, la structuration des filières et notamment les réseaux de distribution ne peuvent être comparés entre la France et l’Italie, néanmoins cette reprise démontre que la baisse de consommation de viande n’est pas inéluctable. L’analyse des raisons de la reprise en Italie pourrait nous être utile pour engager et accompagner un renouveau de la consommation française.

 

Extrait de l’ACTU, la Lettre hebdomadaire de Culture Viande n°51 du 21 décembre 2017

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