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le 17 janvier 2017LA PROTECTION ANIMALE DANS LES ABATTOIRS N’EST PAS UNE QUESTION DE CAMERAS

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Une proposition de loi sur les conditions d’abattage était discutée en séance publique à l’Assemblée nationale ce 12 janvier 2017. Culture Viande a saisi l’occasion pour diffuser une tribune publique en amont de cette discussion, dont voici les principaux messages […].

« LA PROTECTION ANIMALE DANS LES ABATTOIRS NE SE REDUIT PAS A UNE QUESTION DE CAMERAS ! »    

 

Une proposition de loi sur les conditions d’abattage était discutée en séance publique à l’Assemblée nationale ce 12 janvier 2017. Culture Viande a saisi l’occasion pour diffuser une tribune publique en amont de cette discussion, dont voici les principaux messages.

« Les images de maltraitance sur des animaux récemment diffusées ne sont pas, loin de là, une généralité. La protection animale constitue une priorité pour les abatteurs membres de Culture Viande, et elle ne peut se résumer à un débat sur la présence ou non de caméras. Rappelons ici quelques principes fondamentaux :

–       il faut d’abord savoir qu’une bonne viande ne provient jamais d’un animal stressé […] ;

–       la protection animale est avant tout une question d’hommes, de formation et de bon sens : dans chacun de nos abattoirs, jusqu’à 35 salariés disposent d’un certificat de compétence spécifique sur la protection animale. Au total, plus de 6000 personnes en France sont titulaires de ces certificats de compétence qui existent pour chacune des espèces animales ; à cela, il faut ajouter les Responsables de la Protection Animale (RPA), au nombre de deux à trois par site : à l’échelle de la France, ce sont plus de 1000 personnes qui détiennent un certificat de compétence RPA valable pour cinq ans et obtenu après un examen officiel ;

–       l’abattage-découpe en France est une des activités les plus contrôlées qui soit : la transparence est d’autant plus une réalité que l’activité se déroule sous le contrôle des Services de l’Etat (« l’inspection vétérinaire ») présents en permanence dans les abattoirs. Imposer des caméras reviendrait à dire que tous ces hommes et ces femmes, salariés d’entreprises et contrôleurs des services vétérinaires de l’Etat, ne font pas leur travail.

Imposer un contrôle vidéo aux abattoirs soulève une question fondamentale : le législateur peut-il ainsi imposer la présence de caméras dans des lieux privés sans gravement remettre en cause les libertés fondamentales ? On le voit, le sujet de la protection animale n’est pas seulement une question de caméras à l’abattoir : si cette obligation s’imposait aux abatteurs, quelle serait la prochaine étape ?  »

A ce stade, si l’amendement du député Falorni relatif à la mise en place du contrôle vidéo a été adopté, les arguments de Culture Viande ont néanmoins participé à l’adoption d’un sous-amendement prévoyant qu’il devra y avoir une expérimentation préalable pour démontrer l’opportunité du contrôle vidéo.

L’adoption à l’Assemblée Nationale est une première étape d’un processus législatif qui sera forcément long et incertain, compte-tenu des particularités du calendrier législatif 2017. Si à l’issue de ce parcours, le texte devait toujours prévoir une telle mesure, Culture Viande veillerait au sérieux et à l’impartialité de l’expérimentation envisagée. Des questions ne manqueront pas de se poser d’ici là : il faudra notamment établir quel pourrait être l’impact social de la vidéosurveillance si elle était mise en œuvre ? Ou encore poser la question fondamentale de la légitimité de l’Etat à imposer des caméras dans un lieu privé. A suivre …

 

 

Extrait de L’ACTU, la lettre hebdomadaire de Culture Viande n°2 du 16/01/2017

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