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le 21 avril 2017LA VIANDE AU MENU DE « 60 MILLIONS »

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Le hors-série « Manger moins de viande » du magazine 60 Millions de Consommateurs (mai-juin 2017) développe un dossier de 45 pages sous le titre : « Quelles viandes manger ? » (p 12 à 57). 60 millions

Un dossier introduit par une série de petits articles approximatifs, comme celui intitulé « Produire 1 kilo de bœuf nécessite l’équivalent d’une petite piscine ». Certes, l’article précise que « ce chiffre est remis en cause par INTERBEV qui estime « qu’il faut 50 litres d’eau pour 1 kg de viande…94% des 15 000 litres annoncés correspondant à de l’eau de pluie, ce qu’un rapport de l’Unesco explique effectivement». Mais l’article met en lumière que « les cultures céréalières destinées à l’alimentation du bétail absorbent une « grande » partie de cette eau, l’empêchant ainsi de reconstituer les nappes phréatiques »

Sur le thème « viande et santé » (p14 à 22), le dossier revient de façon plus équilibrée sur les recommandations de l’ANSES, dont la presse se nourrit, pour appeler à limiter la consommation de viande rouge cuite à 500g/semaine : « La consommation réelle actuelle de viande des Français est de 52.5g /j de viande rouge, soit 25% de moins que les recommandations actuelles». Le dossier prône l’équilibre alimentaire en précisant qu’il «existe un moyen de contrer l’effet cancérogène du fer héminique grâce aux fruits et aux légumes…» (p.22).

Informations des consommateurs :

60 millions ne se fie pas aux étoiles

Le magazine liste les repères clés pour choisir sa viande : couleur, tendreté, saveurs, choix des morceaux, labels et signes de qualité. Concernant l’achat en GMS (p.42 à 49), s’il est noté que les étiquettes des produits vendus au rayon boucherie libre-service ne mentionnent pas toujours la race, il est également précisé qu’au rayon « à la coupe », il est possible « d’acheter des produits de grande qualité sans se ruiner »/ou que « le local est privilégié ».

Toutefois, le nouvel étiquetage simplifié des morceaux au rayon libre-service ne remporte pas l’adhésion de 60 Millions pour qui « Il ne faut pas se fier à l’étiquetage par étoile : le nombre d’étoiles étant attribué selon la nature du morceau et non en fonction de sa qualité » (p.43). Toujours côté distribution, les filières qualité d’Auchan, les Mousquetaires, E. Leclerc, Système U, Lidl et Carrefour sont tour à tour analysées. La première partie de ce hors-série se termine sur un zoom sur la vente directe, qu’elle soit à la ferme ou sur Internet, sur un portrait d’Hugo Desnoyer, le « business du boucher star » puis sur une série de conseils pratiques en matière de cuisson et de préparation de la viande (p.54 à 55).

Des légumes, mais vigilance aux carences

La seconde partie du hors-série (p 60 à 97) fait le point sur les vitamines et les minéraux présents dans les fruits et légumes, la nécessité de conserver un équilibre alimentaire même si l’on a fait le choix d’un régime 100% végétal, et en particulier l’importance de la vitamine B12 difficilement accessible en dehors de la viande (p.72 à 75). Deux pages sont consacrées au soja et steaks & laits végétaux (p.90-91).

A retenir notamment :

  • La mention des légumes secs que le Haut Conseil de Santé Publique (HCSP) recommande désormais de mettre au menu « 2 fois par semaine » est citée par François Mariotti, président du comité d’experts spécialisé nutrition humaine de l’ANSES, qui déclare « cette famille source de protéines, pauvre en acides gras saturés et riche en fibres, peut avantageusement remplacer la viande rouge, dont on sait aujourd’hui que les apports doivent être limités ».
  • Le régime végétarien ou végan confirme des carences au niveau de la qualité des protéines végétales qui « contiennent une quantité légèrement plus faible de certains acides aminés dits essentiels que les protéines animales. ». Sans compter que le zinc d’origine végétale est moins bien assimilé que celui d’origine animale, que le déficit en calcium est fréquent chez les végans, et enfin, qu’il existe un vrai risque pour les femmes enceintes et allaitantes végétaliennes – mention notamment des laits végétaux mal adaptés à l’évolution du bébé (p.69).

Pour Culture Viande, la filière doit mettre un point d’honneur à mieux diffuser ses arguments dans l’objectif que la population française reste attentive à l’importance pour la santé que revêt un régime alimentaire varié et équilibré. Sur la question de la consommation d’eau destinée à l’élaboration d’un steak, il reste du chemin à parcourir afin de rétablir la vérité : produire un steak ne nécessite pas une piscine d’eau !

 

Extrait de L’ACTU, la Lettre Hebdomadaire de Culture Viande n°16 du 21/04/2017

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