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le 18 février 2019PORC : LE SOMBRE BILAN 2018 (FRANCE AGRIMER)

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La production porcine française reste en retrait par rapport aux évolutions des autres grands pays producteurs : Espagne, Danemark, Pologne, … Cette baisse induit une réduction d’activité dans les abattoirs, d’où une baisse de leur rentabilité et un risque pour leur pérennité : les abattages reculent depuis 2010 (-5,3 %, soit 1,3 million de porcs de moins abattus en huit ans). La production française de viande porcine s’est établie à 2,2 millions de tonnes équivalent carcasse (tec), positionnant la France au troisième rang des producteurs européens, derrière l’Allemagne (5,4 millions de tec, en recul de -1 %) et l’Espagne (4,5 millions de tec, en progression de +8,5 %).

Le bilan du commerce extérieur est également mitigé : après une baisse en 2017, les exportations en volume ont progressé à nouveau en 2018 (+23 000 tec, soit une hausse de +3,3 %) et devraient avoisiner les 725 000 tec. Mais le fait marquant en 2018 reste le repli des exportations vers la Chine (- 4,6 %). Vers la Corée du Sud et les Philippines, les exportations ont progressé (respectivement +14,3 % et +13,2 %). Vers le Japon, les ventes se sont tassées (-3,6 %). En reflux sur les pays tiers (-4.9%), les exportations françaises ont progressé sur l’Union Européenne (+7.5%). Tous produits porcins confondus, les volumes importés en France ont été en progression en 2018. Ils sont estimés à 616 000 tec (+ 3,6 %). L’Espagne reste le principal fournisseur du marché français pour les viandes fraîches et congelées, avec 72 % des volumes importés, devant l’Allemagne (10 % des volumes importés).

La consommation estimée par bilan est en légère hausse en 2018 (+1,4 %). Depuis 2010, l’évolution en volume traduit une croissance modérée (+2 %), mais sur cette période, il convient de noter que la population a crû de +4 %, d’où une réduction effective de -2,6 % de la consommation par habitant. Selon les données du panel Kantar Worldpanel, les achats des ménages en volume pour leur consommation à domicile ont été en réduction : sur un an, -3,5 % sur la viande fraîche de porc, -2,5 % sur les produits de charcuterie (qui représentent les deux tiers des volumes consommés). De façon générale, la consommation des ménages en viandes de boucherie (hors plats préparés) a connu une baisse de -3,5 % en volume (bœuf -5,4 %, veau -6,6 %, ovins -6 %, volailles -2,1 % et porc -3,5 %).

 

Extrait de L’ACTU, la lettre hebdo de Culture Viande n°7 du 18/02/19

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