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le 21 janvier 2019« C’EST SOIT LA VIANDE, SOIT LA CHIMIE ! »

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Sylvie Avallone, Pr de nutrition et sciences des aliments à Montpellier SupAgro, qui s’exprimait dans le cadre de l’événement Meat Lab est claire : « Pour comprendre les besoins nutritionnels et alimentaires, il faut revenir aux différents stades de développement auquel notre organisme est soumis ».

 

« Pour répondre aux besoins nutritionnels, c’est soit la viande, soit la chimie ! »

Ces besoins sont différents selon les périodes de la vie. Aux stades connus chez l’homme (nourrisson, jeune enfant, adolescent, homme, sénior), il faut ajouter les stades propres aux femmes (femme enceinte, allaitante, ménopausée). « Les Références Nutritionnelles de la Population (RNP) en protéines étant fonction de la masse corporelles, celle-ci sont plus importantes chez l’homme… excepté chez les femmes enceintes et allaitantes qui nécessitent 20 à 30 g de protéines supplémentaires par jour (source EFSA 2012) » :

–  les micronutriments sont essentiels chez l’adolescente et la femme en âge de procréer (menstruation), ou chez la femme enceinte (volume sanguin accru, placenta, fœtus, annexes embryonnaires), ainsi que chez la femme allaitante (lait maternel) ;

–  de même, pour ces trois stades, il faut savoir que les besoins en minéraux essentiels sont de +45% pour le Fer (soit 16 mg/j) et +10% pour le Zinc (soit 10 mg/j) chez la femme par rapport à l’homme (respectivement 10 et 8 mg/j). Les risques de carences en fer et zinc chez les femmes en âge de procréer sont avérés : en France, 16% des femmes sont anémiées. Au niveau mondial, l’OMS recense 29% de femmes anémiées (OMS 2011). Les causes de l’anémie ferriprive sont établies et proviennent d’une consommation insuffisante de fer biodisponible (la biodisponibilité du fer est de 20% à 25% dans les produits animaux v/s 5% dans les végétaux), et, en particulier d’une consommation moindre de viande rouge chez les femmes (Cionan et al, 2016) ;

–  en ce qui concerne la vitamine C, le besoin chez la femme allaitante explose littéralement (+ 40%), celui en vitamine A encore plus (+ 70%). Pour la vitamine B9, le besoin chez la femme enceinte augmente de 50 à 80%. Ces micronutriments étant particulièrement biodisponibles dans les produits animaux, manger varié permet de combler tous les besoins corporels.

La Professeure Sylvie Avallone appelle à prêter une attention particulière aux groupes spécifiques des femmes et des enfants qui consomment moins de viande alors que leurs besoins sont importants.

 

Extrait de L’ACTU, la lettre hebdo de Culture Viande n°3 du 21/01/19

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