Le syndicat des entreprises françaises des viandes

le 14 février 2017La bien-traitance animale : une priorité majeure pour les entreprises françaises des viandes

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L’année 2016 a été émaillée d’attaques contre la filière viandes, étayées par des vidéos tournées au sein des abattoirs. Ces vidéos, réalisées illégalement, n’ont qu’un seul objectif : remettre en cause la consommation de viande et, au-delà, toute utilisation des animaux. Dans ce contexte de dénigrement généralisé, Culture Viande a condamné avec la plus grande fermeté tout acte de maltraitance sur des animaux […].

 

LA BIEN-TRAITANCE ANIMALE  :

UNE PRIORITE MAJEURE POUR LES ENTREPRISES FRANCAISES DES VIANDES

 

L’année 2016 a été émaillée d’attaques contre la filière viandes, étayées par des vidéos tournées au sein des abattoirs. Ces vidéos, réalisées illégalement, n’ont qu’un seul objectif : remettre en cause la consommation de viande et, au-delà, toute exploitation animale.

Dans ce contexte de dénigrement généralisé, Culture Viande a condamné avec la plus grande fermeté tout acte de maltraitance sur des animaux. Les images diffusées montrent en effet des actes qui ne peuvent être tolérés. Ils choquent les salariés des abattoirs car ils savent que ces pratiques n’ont pas cours dans leur entreprise et qu’ils ont été formés au sujet de la protection animale. Culture Viande souhaite donc rappeler que la protection animale est une priorité pour les entreprises qui n’ont d’ailleurs pas attendu les vidéos ou la réglementation européenne pour mettre en oeuvre les bonnes pratiques en matière de protection animale. On ne dira jamais assez que l’enjeu principal en la matière est le respect des bonnes pratiques par le management et la formation :

– ainsi la totalité des salariés travaillant au contact d’animaux vivants, c’est-à-dire depuis leur réception à la bouverie jusqu’au poste d’abattage, reçoivent une formation spécifiquement consacrée à la protection animale. Cette formation permet de mieux comprendre le comportement des animaux et de s’y adapter. Elle forme aux bonnes pratiques : manipulation des animaux, bonnes pratiques d’étourdissement et autocontrôle de leur efficacité. En fonction de la taille des sites d’abattage ce sont entre 10 et 35 personnes qui disposent d’un tel certificat de compétence dans chaque abattoir, soit au total plus de 6000 certificats de compétence délivrés en France et autant de salariés formés ;

– pour encadrer ces salariés, ont aussi été nommés et formés des Responsables de la Protection Animale (RPA), l’abattoir ne pouvant fonctionner sans la présence de l’un d’entre eux. Ils supervisent les contrôles internes de l’efficacité des mesures de protection animale (par exemple ils vérifient que les opérateurs procèdent bien à la surveillance de l’inconscience de l’animal). Ils enregistrent les actions mises en oeuvre. Ils peuvent exiger l’arrêt ou le ralentissement de la chaine en cas de problème. Un site d’abattage compte en moyenne 2 ou 3 RPA et ce sont aujourd’hui plus de 1400 RPA qui ont obtenu ce certificat au niveau national. Pour faciliter l’échange des bonnes pratiques entre les RPA eux-mêmes et ainsi optimiser leur manière d’exercer leur métier, Culture Viande a mis en place et anime un réseau des Responsables de la Protection Animale ;

– de très nombreux vétérinaires et préposés vétérinaires, agents de l’Etat, contrôlent en permanence l’activité des abattoirs. Au-delà du respect des normes sanitaires, ils sont aussi présents pour contrôler le poste d’abattage. Nous avons d’ailleurs demandé que la surveillance de ce poste soit systématique. Dans nos établissements, on compte souvent entre 10 et 15 préposés vétérinaires des services de l’Etat (jusqu’à 25), qui sont présents en permanence.
Ces chiffres démontrent la conviction profonde de Culture Viande : la protection animale dépend avant tout de l’implication des femmes et des hommes présents dans les abattoirs.

Par ailleurs, dans le but de faciliter l’application des éléments réglementaires relatifs à la protection des animaux à l’abattoir, les professionnels se sont dotés de « Guides de bonnes pratiques pour la maîtrise de la protection animale à l’abattoir » :

. rédigés pour chacune des espèces animales, ils font l’objet d’une validation scientifique et technique par les pouvoirs publics. Ils prévoient les bonnes pratiques à toutes les étapes au contact des animaux : déchargement des bétaillères, conduite des animaux jusqu’à leur logement d’attente, amenée à la chaine d’abattage, entrée dans le box, étourdissement, saignée et suspension. Ils prévoient aussi les procédures à mettre en place pour gérer les cas exceptionnels, par exemple lorsqu’un animal blessé ou malade arrive à l’abattoir ;

. ces guides vont jusqu’à faire des préconisations en matière de conception des installations. Il s’agit de véritables outils aux services des entreprises et de leurs salariés.

Enfin, on ne rappellera jamais suffisamment que la protection animale est également un gage de maîtrise de la qualité des viandes et de la sécurité des opérateurs.

Culture Viande souhaitait rappeler ces faits car nous ne pouvons laisser dire que des pratiques de maltraitance seraient généralisées à l’ensemble des abattoirs. Mais comme ce sont les preuves qui comptent au-delà des déclarations, il nous appartient désormais de convaincre le plus important interlocuteur pour nous : les consommateurs de viande. En connaissant leurs exigences en termes de protection animale, nous avons l’ambition de les rassurer pour que la viande soit toujours un plaisir.

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