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le 3 novembre 2015RÉUNION DU COMITÉ DE SUIVI DE LA TABLE RONDE DE LA FILIÈRE BOVINE

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A l’invitation du Ministre de l’agriculture Stéphane Le Foll, Culture Viande, représenté par son Directeur Délégué, a participé au comité de suivi de la table ronde de la filière viande bovine réunie le 28 octobre dernier. En ouverture de cette réunion, le Ministre de l’Agriculture a indiqué que, par courrier, le Président de Culture Viande avait indiqué qu’il se tenait à la disposition du Ministre pour échanger et rechercher des solutions aux difficultés actuelles de la filière bovine. Stéphane Le Foll après s’être félicité du lancement de la nouvelle plateforme export présidée par Dominique Guineheux (Culture Viande) a fixé quatre grands thèmes aux échanges du comité : l’évolution des prix, les cotations, la segmentation, la contractualisation :

  • sur l’évolution des prix, le médiateur des relations commerciales agricoles a souligné que depuis le 17 juin dernier des efforts notables de revalorisation des cours avaient été entrepris, la cotation des gros bovins affichant jusqu’à 11cts de hausse. Il a également acté les augmentations tarifaires concédées par les GMS sur le steak haché frais dès le mois de juillet et plus tardivement sur le surgelé, après le 15 septembre (25 à 30 cts). Le médiateur a relevé également la tendance des GMS à orienter leurs achats vers du catégoriel au détriment du compensé, ainsi que la multiplication des appels d’offres, ce qui selon lui, tend à désorganiser le marché et affaiblir les prix. En conclusion et compte tenu de la dégradation concomitante en abattage de la valeur du 5éme quartier et de l’absence de revalorisation auprès de la RHD, le médiateur a confirmé que les entreprises d’abattage-découpe ont bien répercuté aux éleveurs les hausses qu’ils ont obtenues de leurs clients.
  • sur les cotations, FranceAgrimer a une nouvelle fois confirmé le respect des règles de la cotation par les abatteurs. Sur les signes de qualité, FranceAgrimer, en accord avec le Ministère de l’agriculture, a pris la décision d’intégrer dans la cotation la totalité des primes qualité et plus-values. Sur ce point Culture Viande ne partage pas cette approche : une prime ne peut que s’ajouter à un prix de base. FranceAgrimer a également annoncé la mise en place d’un indice de prix du steak haché réfrigéré établi à partir de trois courbes : la cotation de la vache O, le prix du steak haché réfrigéré sortie abattoir 15% de matière grasse et le prix de vente consommateur (Kantar). Sur ce dossier de l’indice des prix du steak haché, plusieurs familles ont exprimé des réticences et des critiques notamment sur la référence à la vache O.
  • sur la segmentation, le président de la section bovine d’INTERBEV a souligné le travail important conduit depuis de nombreux mois dans le cadre de l’interprofession pour définir une nouvelle segmentation et proposer aux distributeurs les bases de nouveaux cahiers des charges. Il a insisté sur le point spécifique du projet de retirer du marché les animaux d’état engraissement 1. Il a regretté le retrait de Culture Viande de ces travaux qui a été notifié par un courrier motivé. Pour la poursuite d’une réflexion sur le sujet, le Ministre de l’agriculture a proposé qu’un ingénieur CGAAER participe aux réunions en qualité d’observateur.
  • sur la contractualisation, le Ministre a présenté le rapport du conseil général de l’agriculture sur la contractualisation de la filière, en insistant sur le fait que cette contractualisation pourrait s’appuyer sur le développement de caisses de sécurisation destinées à amortir les effets de la volatilité des prix. Le ministre a aussi annoncé le lancement à appel à manifestation d’intérêts sur la contractualisation dans la filière bovine à l’instar de ce qui a déjà été mis en œuvre pour le porc.

Sur un sujet plus technique, le ministre a enfin demandé aux abatteurs que l’information du classement des carcasses soit retournée plus rapidement vers les éleveurs afin qu’ils puissent, si nécessaire, avoir le temps de contester. En conclusion le Ministre a souligné que l’offre bovine de cette fin d’année serait abondante et que l’objectif était, au moins, de parvenir à stabiliser les prix au niveau de ceux de 2014.

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