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le 1 mars 2016SALON DE L’AGRICULTURE : Il RESTE A TRAITER LES VRAIS SUJETS

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Culture Viande est mobilisé durant le Salon International de l’Agriculture (27 février au 6 mars 2016) pour exposer les solutions à mettre en œuvre afin de sortir les filières animales d’une grave crise. Après la réduction des cotisations sociales qui vient d’être annoncée aux éleveurs et les mesures de soutien de trésorerie distillées ces derniers mois, il reste à traiter les problématiques de fond…

 

Paris, le 1er mars 2016

SALON DE L’AGRICULTURE : Il RESTE A TRAITER LES VRAIS SUJETS

Culture Viande est mobilisé durant le Salon International de l’Agriculture (27 février au 6 mars 2016) pour exposer les solutions à mettre en œuvre afin de sortir les filières animales d’une grave crise. Après la réduction des cotisations sociales qui vient d’être annoncée aux éleveurs et les mesures de soutien de trésorerie distillées ces derniers mois, il reste à traiter les problématiques de fond : remettre en phase l’offre et la demande, procéder aux réformes structurelles qui s’imposent aux différents acteurs économiques, faire de l’Europe une zone économique harmonisée sans exceptions ni fiscales, ni sociales, ni environnementales. Tout le monde devrait se sentir concerné : les professionnels des différents maillons de la filière, les responsables politiques et les fonctionnaires de Bruxelles. Il est urgent de se mobiliser pour éviter la catastrophe.

Malgré cela, les premiers jours du salon ont été émaillés de fortes tensions. Si la crise est réelle et le désespoir des éleveurs profond, cette crise touche également très fortement le maillon abattage-découpe. Alors que la médiatisation du salon de l’agriculture est une occasion pour mettre en lumière les questions que les filières ont à résoudre autour de la perte de compétitivité ou des distorsions de concurrence européenne (voir l’interview du représentant de Culture Viande sur BFM TV en cliquant ici ), certains préfèrent l’activisme syndical. Personne n’est dupe : le résultat est contre-productif et n’aide en rien à mettre en action les solutions à la crise. Les éleveurs se tirent une balle dans le pied en s’en prenant à leurs clients, les abattoirs, et en distillant des contre-vérités sur la filière :
– éleveurs et abatteurs ont destins liés. Sans l’un ou l’autre, la filière ne peut créer de valeur. Sans les abattoirs, impossible de valoriser les animaux : leur savoir-faire tient précisément à la création du plus de valeur possible à partir des carcasses des animaux. Ce savoir-faire français est connu et reconnu : en comparaison avec leurs concurrents européens, les entreprises françaises sont celles qui paient le plus cher les animaux, à qualité égale ; que les entreprises d’abattage-découpe françaises restent encore globalement compétitives est une force pour les éleveurs.

– la valorisation est LE maître mot de l’abattage-découpe. Refuser de le voir est inexcusable. A ceux qui emploient encore le terme de « minerai » qui n’existe plus, Culture Viande rappelle tout le travail de valorisation qui a été réalisé ces derniers mois. Ce terme autrefois générique a été remplacé par dix catégories définies en fonction de leurs usages et de leurs marchés. Entendre des éleveurs nier le travail de valorisation optimum sur le plus grand nombre de parties de la carcasse est un comble ! Relier ce sujet au steak haché est une ineptie. Ce qui est dénommé « steak haché » en France est composé de muscle, et de muscle uniquement, comme l’assure le logo « 100% muscle ». Enfin, les consommateurs savent très bien que la valorisation en abattage-découpe est à ce point poussée qu’ils trouvent les races à viande au rayon des piécés, comme au rayon des steaks hachés ! Et si quelques morceaux se vendent à 16, 17 ou 20€/kg, il n’en va pas de même pour tous les morceaux : il n’y a que 8 paires de côtes dans un bœuf ! Il faut aussi valoriser le reste de la carcasse !

La FNB, appuyée par la FNSEA, n’a-t-elle en réalité pour seule ambition que de mener des « actions coup de poing » ?

Il s’agit d’un coup de canif supplémentaire dans un contrat interprofessionnel déjà bien malmené, alors qu’un plan d’action collectif attend toujours d’être mis en œuvre…

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